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L’ occupation allemande autour du château-fort de Bouillon

C’est dans la cité de Godefroy de Bouillon que l’on découvre à travers l’image la présence de l’occupant allemand durant la première guerre mondiale 1914-1918

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site me be lux bouillon chateau grafitis 5 sept 1918

Eté 1915, les Allemands ont placé une sentinelle avec casque et fusil. Les guérites sont peintes de bandes noires, blanches et rouges. Ils prennent une bonne moitié des récoltes de pomme de terre que les Bouillonnais ont temps de mal à sauver des sangliers.

Ils réquisitionnent les chevaux pour remplacer les leurs. Des officiers sont venus en repos à Bouillon. Ils ne cachent pas que la guerre, c’est la fin de tout. Mr Lucien Hunin qui logent les officiers, bien malgré lui, à l’Hôtel de la Poste , les écoute parler. La guerre sera longue et pénible.

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1917, les autos montent le Brutz, arrivent sur l’esplanade, les officiers hurlent des ordres. Toute la vallée de la Semois résonne, les soldats casqués sautent des camions, le fusil à la main.

Un groupe d’officiers sont positionnés devant l’entrée du château et parmi eux, un casque porte un aigle aux ailes déployées qui reluit au soleil. Un clairon sonne, les soldats présentent les armes tandis que les officiers rendent les honneurs, sabre au clair.

Quelques familles les voient redescendre en ville, les Dauby, les Grandjean, Firmin Jacquet Mlle Mathurel  et d’autres riverains…

 

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Nous sommes en 1918.  Le temps n’est plus du passage des Allemands dans Bouillon au commencement de la guerre. Les soldats chantaient en faisant sonner les pavés sous les fers de leurs bottes. Et, en tête de la troupe, un officier, sabre au clair, marchait comme tous les soldats en lançant la jambe en avant, au pas de parade.

Bientôt on entend rouler les charrettes bâchées des Allemands qui remontent vers Paliseul. Les fantassins et quelques pièces de canon suivent le même chemin, une compagnie roule sur des vélos sans pneus, cela fait un bruit de tous les diables sur les pavés de la Maladrerie. Les Bouillonnais se blottissent dans le fond de leurs maisons et attendent on ne sait quoi. C’est la « repasse »

Ces quelques lignes tirées de l’ouvrage de François Twiesselmann   » Ma petite jeunesse à Bouillon » Edition D.I.R.E.