Biographie de Désiré SCHEYS, « héros » des Amerois.

Biographie de Désiré Scheys,

garde-chasse aux Amerois

Tout droits réservés à la famille

Biographie appartenant à la famille Scheys et particulièrement à Reine et Lucie Scheys, petite-filles de Désiré 

S.M. le roi LEOPOLD II acquière le Domaine des Amerois en 1868. La propriété possède un magnifique parc et une forêt, le Roi recherche un homme de confiance pour surveiller et entretenir ses terres et lors d’une visite à la caserne de Tervueren, il propose le poste à Corneille Scheys qui prend la route des Ardennes Belges, près de Bouillon …

Le Domaine des Amerois est occupé désormais par le Comte et la Comtesse de Flandre ; S.A.R. Philippe et Marie de Hohenzollern Sigmaringen.

Corneille Scheys, installé dans une dépendance de la propriété,

travaille comme garde-chasse dans la forêt domaniale des Amerois et bientôt il fait la connaissance d’une jeune fille d’un paysan de Dohan s/Semois. Il épouse  Françoise Goffin  le 25 Mai 1874.

Le 8 Déc. 1877, un fils naît de cette union ; Désiré Scheys.

Désiré Scheys côtoie le prince ALBERT ( futur Roi ).

Lorsque Désiré quittait le domaine pour se rendre à l’école,

le prince Albert l’accompagnait jusqu’à la limite de la propriété.

Désiré Scheys devenu adulte, instruit par son père au travail de la forêt et avec une belle expérience sur le Domaine des Amerois, devient garde-forestier à son tour comme son père.

Le 1er Mars 1905, il épouse Ida Alardo, fille de la ferme des Amerois

. Trois filles naissent de cette union ;

Lucie, Henriette et Maria.

Extrait de l’ouvrage du cmdt Paul Durant ; « Agents Secrets , l’affaire Fauquenot-Birkel »

27 Oct. 1915, le Conseil de Guerre siégeant à Liège condamnait à la peine de mort neuf inculpés et douze autres condamnations aux travaux forcés variant de dix ans à perpétuité…

Une affiche, apposée le lendemain sur les murs de Liège, annonçait à la population l’exécution des 9 condamnés à mort ; Legrand, Gillot, Gillet, Béguin, Deféchereux, Noirfalize, Sacré, François, van der Snoeck.

Les balles allemandes tuèrent sans défense neuf Héros à l’aube du 28 Décembre 1915.

Leurs compagnons de condamnation furent déportés en Allemagne où leur dure détention ne prit fin qu’avec les hostilités.

Parmi les agents du groupe du Luxembourg ; Désiré Scheys, des Amerois, près de Bouillon. Chef-garde de profession, il avait été engagé fin Avril 1915 par Gillot de Liège. Lui-même s’était adjoint Ponsart comme auxiliaire. Ce dernier, dont la maison était située sur la ligne du chemin de fer de Bertrix à Messempré, était particulièrement à même de contrôler les transports.

La mission reçue constituait à noter le nombre des trains et leur contenu, les numéros des régiments circulant dans la zone des étapes de Carignan, de recueillir les enveloppes adressées aux militaires qui ne prenaient pas soin de les déchirer, etc. Naturellement, les noms et fonctions des nombreux officiers visitant le château des Amerois, les numéros de leurs automobiles, si possible le lieu de leurs cantonnements, étaient soigneusement enregistrés.

Le garde Scheys, veneur réputé des chasses, s’était acquis des sympathies parmi les officiers oisifs. Il les menait à la chasse et savait intelligemment noter tous les détails intéressants de leurs conversations. Il fut ainsi le guide du Prince Léopold de Prusse et les passages du Kronprinz à son quartier général de Stenay, comme la présence de l’empereur à Charleville et ses entrevues orageuses avec le roi de Saxe, ne lui échappèrent pas.

Ce fut lui qui signala la présence du 16ème corps d’armée allemande  en arrière du front de Champagne à la veille d’une offensive…

Outre les renseignements précieux qu’il fournissait au réseau, Désiré Scheys renseignait et réconfortait des soldats français égarés lors des combats de Luchy, Maissin et de la bataille de Neufchâteau.

Ida Alardo, épouse de Désiré Scheys les soignait discrètement. Le couple hébergea également, durant 5 mois, un gendarme belge et procura  un passeport pour s’échapper…

Lorsque Désiré Scheys possédait suffisamment de documents de renseignements, il les faisait parvenir à Gillot

Le 2 Oct.1915, Désiré Scheys est interpelé et arrêté à Muno et immédiatement conduit à Florenville puis dirigé sur Liège pour y subir plusieurs interrogatoires…

Condamné à être fusillé le 27 Octobre 1915, Désiré Scheys doit la vie sauve à son épouse Ida Alardo qui, bien qu’en danger également, se dirigea vers Liège pour revendiquer la liberté de son époux. Mme Scheys adressa des courriers à la Duchesse de Vendôme et à Son Altesse Royale Joséphine, princesse de Belgique.

Grâce à toutes ces interventions efficaces, l’autorité allemande a commué la condamnation à mort de Désiré Scheys en travaux à perpétuité et limité les condamnations de Ponsart et Collin.

Collin de Sainte-Cécile a été arrêté en même temps que Désiré Scheys. Sa maison, située près de la ligne de chemin de fer Bertrix-Muno permettait de surveiller les mouvements ferroviaires.

Collin a guidé et ravitaillé des soldats français égarés  (Une biographie sur la famille Collin naîtra bientôt)

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