Bleid, le Commandant LAPLACE, chef de bataillon du 101ème R.I.

« Très tôt le matin du 22 Août 1914, des patrouilles de Uhlans venant de Saint-Léger furent chassées par les Hussards français.

Le deuxième bataillon du 101ème régiment d’Infanterie français traverse le petit village de Bleid et prend la direction de Gévimont.

Tout-à-coup, une fusillade nourrie provient du Nord-Ouest du village, le brouillard empêche une bonne visibilité sur l’ennemi et les compagnies du 101ème R.I. refluent jusque dans le village pour réorganiser la défensive.

L’ennemi arrive toujours de plus en plus nombreux et encercle les malheureux soldats français du 101ème qui n’ont d’autre ressource que de se battre héroïquement jusqu’à la mort après avoir défendu chèrement leur vie…

Bientôt, les survivants n’ont plus que le petit secteur du parc du château de Bleid pour résister et, vers midi, la plupart des officiers sont tués dont le chef de bataillon, le commandant Laplace… Le 2ème Bataillon du 101ème R.I. est anéanti… »

Après la bataille, des civils furent réquisitionnés par les vainqueurs pour convoyer les victimes des combats vers la mise en terre.

Les corps des soldats français, sans être identifiés pour la plupart, furent enterrés dans de grandes fosses communes tandis que les Allemands ramassaient délicatement leurs morts avec grand soin de récolter un maximum d’indices et objets permettant de reconnaître plus facilement leurs noms et grades.

Lorsque l’envahisseur donna les instructions de rassembler les différents cimetières pour les centraliser dans de grands sites de mémoire, de nombreuses exhumations eurent lieu depuis le cimetière civil de Bleid et le cimetière du  « Bois le  Mat ».

Le cimetière communal de Bleid comptait 152 victimes françaises et 25 allemandes.

Le cimetière du bois « le Mat » comprenait 385 victimes françaises et 152 allemandes.

Des témoignages locaux apportèrent une correction sur le nombre de victimes allemandes qui était bien plus important…

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