Henri FRANCOIS, soldat au 151ème Rég.d’Inf. Français, présent à la bataille de l’Yser avec la 42ème Division du général GROSSETTI

 petite biographie de mon grand-père paternel.

 

Henri FRANCOIS est né le 24 juin 1885 à Beauzée-sur-Aire ( Meuse ), non loin de Verdun.

1– Détail des services militaires de mon grand-père Henri FRANCOIS avec la mention « Disparu le 10 novembre 1914 à Lizerne        ( Belgique ).  Lors de son retour d’Allemagne, il est passé par « le centre de rapatriement de Liège le 6 janvier 1919. » Source : Archives Départementales de la Meuse, série R.

 

Il effectue son service militaire d’octobre 1906 à septembre 1908 au 1er RIC ( Régiment d’Infanterie Coloniale ) stationné à Cherbourg ( Manche ).

Il est rappelé à l’activité en tant que simple soldat dans les rangs du 151e RI stationné à Verdun ( Meuse ) par le décret du 1er août 1914 qui lance l’ordre de mobilisation générale.

Il est alors père de deux enfants et sa femme en attend un troisième.

2- Source du document : Ministère de la Guerre – Positions de la 42e DI et du 151e RI(en rouge)le soir du 30 octobre 1914 face aux attaques allemandes et à la zone inondée.

 

Au début du mois d’août 1914, le 151e RI, commandé par le colonel DEVILLE, est intégré au sein de la 42e DI basée à Verdun ( une rue de cette ville est baptisée « 42e DI » ), Division alors commandée par le général VERRAUX. Ces unités appartiennent à la  IIIe Armée française du général RUFFEY avec QG à Verdun.

« Positions tenues par la 42e DI le 10 novembre 1914, jour de la capture de mon grand-père. La ligne de front des armées allemandes est en bleu alors que Lizerne est cerclé en rouge. Même source. »

 

 

 

Mon grand-père a toujours appartenu au 151e RI et à la 42e DI jusqu’à ce qu’il soit fait prisonnier le 10 novembre 1914 en Belgique.

Son temps de guerre se décompose de la manière suivante :

Offensive en Lorraine sur les Hauts-de-Meuse ( août )

 Bataille des frontières face au Luxembourg ( août ) .  Après l’échec de cette bataille, retraite sur la Meuse, à l’ouest de Verdun ( août ) 

  La  42e DI est placée en « Réserve d’Armée » le 26 août avant son transfert le 29 de Verdun au nord de la Champagne.

Le lendemain 30, le général VERRAUX est remplacé à la tête de la 42e DI par un baroudeur intrépide, le général corse Paul-François GROSSETTI qui assurera le commandement de cette unité jusqu’au 7 novembre 1914 – Retraite en Champagne de Reims au Marais de Saint-Gond.  ( 30 août au 5 septembre )

 Bataille de la Marne du 6 au 9 septembre sur un plateau au nord de Sézanne puis à Fère-Champenoise . Poursuite des armées allemandes de Fère-Champenoise à Reims du 10 au 15 septembre .

 Bataille de Champagne dans la région de Reims  ( 15 septembre au 16 octobre ).

 Transfert de la 42e DI à Dunkerque le 18 octobre afin de contenir la ruée de l’armée allemande dans les Flandres et soutenir l’armée belge .

 Bataille de l’Yser en Belgique ( 20 octobre au 1er novembre ) avec combats à Lombartzyde et Ramscapelle face à la violence de l’artillerie allemande .

 Bataille d’Ypres en Belgique à partir du 2 novembre : attaques sans succès en direction du château de Woumen puis combats à Bixschoote et Kortekeer Cabaret.

Mon grand-père est fait prisonnier la 10 novembre 1914 à Lizerne suite à une attaque allemande sur Steenstraat.

 

A ce moment, la    42e DI occupe une zone située entre Woesten et Zuydschoote et le 151e RI est à l’avant-garde de la Division.

site me de camp stendal  baraquements copie

site me de camp stendal  groupe prisonniers 02 copie

Sa captivité en Allemagne durera du 11 novembre 1914 au 6 janvier 1919.

4- Mon grand-père, à droite sur la photo, porte la mention de son régiment « 151 » sur le col de sa veste. Photo prise pendant sa captivité dans la ville allemande de Stendal.

 5- Autre cliché pris à Stendal. Mon grand-père debout à gauche, avec mention de son régiment sur le col de sa veste. A cette époque, pas de vrai soldat sans moustache !!

 

 

 

 

 

 Mon grand-père a en fait participé avec son unité à toutes les opérations menées entre début août et le 10 novembre 1914. Il n’a jamais été blessé. J’ai rédigé à l’attention de mes enfants une histoire familiale qui inclut notamment la 1ère guerre mondiale. 

  Alain FRANCOIS

 

6 thoughts on “Henri FRANCOIS, soldat au 151ème Rég.d’Inf. Français, présent à la bataille de l’Yser avec la 42ème Division du général GROSSETTI”

  1. Bonjour… Alain
    je suis élu à la commune de st julien puy lavèze dans le puy de dôme…. je suis en charge de la mise a jour du site internet de la commune
    je suis en train de reconstituer l’ensemble des historiques des régiments ou ont opéré nos morts de la commune
    il se trouve que l’un d’entre eux était au 151 RI je voudrais savoir ou tu as trouvé le journal des marches qu’il y a sur ton site et éventuellement si tu peux me le transmettre
    je te remercie par avance
    cordialement

  2. Bonjour :

    Une précision :
    Mon GP a été prisonnier au camp de Gardelegen (sources archives départementales et gazette des Ardennes liste 73)
    Par contre, nous avions une carte postale de 1917 adressée par mon GP à ma GM, avec au recto une photo de prisonniers en groupe devant un batiment, postée de Stendal.
    Malheureusement, nous avons égaré cette carte.
    Bien cordialement

  3. Bonjour,

    Mon grand père, André Lagnier, a exactement le même parcours que votre grand père. Mon GP était un peu plus jeune (né en 1891), et venait de Nouzonville (Ardennes).
    A la mobilisation, il était marié et avait un enfant (mon père, né en 1913).
    Il était ouvrier dans une fonderie.
    Son régiment d’origine était le 91me RI de Mézières, mais il a été versé à la mobilisation au 151eme RI de Verdun.
    Il a été engagé en Lorraine, lors de la bataille dite « des frontières », notamment à Pierrepont.
    Après avoir reculé sous la poussée allemande, ils ont été embarqués en train de Verdun à Cormontreuil (Nord de Reims), et ont été engagés du coté de Bazancourt (coups de feu pour ralentir l’invasion allemande).
    Puis se fut la retraite à pieds de Reims à Epernay, jusqu’aux marais de St Gond, précisément à la Villeneuve les Charleville.
    Le 08 septembre, mon grand père a été blessé à la cuisse (mention sur la série R : Blessé par balle à la cuisse le 08 septembre 1914 à Sezanne).
    Dirigé vers une ambulance, il a été soigné et renvoyé au front.
    Transfert en train de Cormontreuil à Adunkerque (Nord de Dunkerque), ils ont été engagés sur Nieuport, puis Dixmude (chateau de Woumen).
    Enfin, après des combats très violents à Lizerne, au niveau du pont de Steenstraat, vers Bixschoote, Il a été porté disparu le 10 novembre (comme votre GP).
    Il ne figure pas sur la liste des disparus dans le Journal du 151eme, mais à priori, il n’était pas toujours possibles au rédacteur du JMO d être exhaustif.
    Par contre, la mention « disparu le 10 novembre à Lizerne », figure sur la série R aux archives des Ardennes.
    Il a également été rapatrié au Centre de liège en janvier 1919, après avoir été prisonnier au camp de Gardelegen, en Allemagne (sur la série R, un avis du 25 mars 1915 le déclare officiellement prisonnier).
    Il apparaît aussi sur la liste des prisonniers dans la Gazette des Ardennes.
    Je serais curieux de savoir si votre Grand père était aussi prisonnier à Gardelegen ? (je vais chercher dans la Gazette)
    Si ça se trouve, ils se connaissaient ?
    Peut être étaient ils amis ? ou pas ?
    Allez savoir
    Dommage, je ne sais pas comment ajouter des photos à ce message.
    Mais c’est très émouvant d’avoir parcouru votre récit (J’ai été élevé par ce grand père).
    Bravo et bien cordialement.
    François Lagnier (son petit fils)

  4. Réponse à Petitpretre
    Nous ne pouvons pas affirmer actuellement qui est la véritable identité recherchée
    Merci pour les marques de sympathies formulées sur l’article du 151ème RI écrit par M.Alain François

  5. site magnifique.mon oncle françois lucien disparu aéte reconnu mort pour la france par le tribunal de St Mihiel le 2Juin 1920.Mort le 10 nov. 1914 àla Lizerne ,appartenant au 151e RI .sur le journal de marche lequel est le bon, Henri ou Lucien .cordialement

  6. Bonjour……je suis le secretaire de l’amicale des anciens du 15.1 dont le siége est à Metz ….. je viens de parcourir votre site ….magnifique.
    Aussi une amicale existe…….si cela vous interesse plus avant faites moi signe
    Bien cordialement
    Gérard

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